Du 21 novembre 2012 au 25 mars 2013, le Centre Pompidou rend hommage à Salvador Dalí, l'une des figures marquantes de l'art du XXe siècle. 

DITHYRAMBIQUE était la critique. Nous avons donc eu envie de prendre nous même la mesure du talent du maître et des scénographes qui le mettent en scène à travers une rétrospective inédite.

Expo Dali à Beauboug       Expo Dali

DENSE. Près de 230 œuvres sont ici présentées : peintures, dessins, sculptures... Parmi les peintures, plus ou moins connues, on retrouve les chefs-d’œuvre provenant du musée d’art moderne et contemporain de Madrid, le Reina Sofia, du musée Dalí de Floride mais aussi le tableau emblématique que tout bon livre d’histoire reproduit, Les Montres molles, tout droit débarqué du MOMA de New-York. Quel artiste prolifique !

DEDALE avec un D comme dommage. On rentre d’abord dans une sphère blanche, comme dans un œuf. Puis, l’on se perd un peu dans la chronologie et les thèmes abordés. On revient hélas trop souvent sur ses pas, par peur d’avoir manqué quelque chose, et l’on regrette globalement le manque de logique de la traversée.

DECALE, DELIRANT, DEJANTE, l’univers présenté. Outre son travail sur les arts plastiques, Dalí a réalisé de nombreux films, documents sonores, projets de pièces de théâtre, installations, shows télévisés, etc. Il prend souvent la pose, se met en scène et joue les stars décomplexées. Ces supports sont autant de preuves de l’extraordinaire inventivité du maître, de sa folie créatrice et de son extravagance.

Dali- La Madonne de Raphaël  dali-le-spectre-du-sexappeal-1934 

DEBAUCHE, DEBRIDE Dalí l’était. Cette exposition nous permet de toucher du doigt les thèmes fondateurs de son œuvre : le temps, la mémoire, la religion, la vie, la mort et surtout la sexualité. Car Dalí était un grand obsédé sexuel ! Personne ne reste froid face à tant de significations mêlées, de provocation, d’excentricité et d’outrance. L’art devient un vrai sujet de polémique.

DÉLICATE cette façon de cueillir notre curiosité d’un tableau à l’autre. Tantôt dégoûté, fasciné, intrigué voire choqué, Dalí suscite inexorablement une réaction. Ses blasphèmes, les bêtes mortes qu’il peint, la nudité crue qu’il montre nous heurtent. Controversée et populaire à la fois, la grandeur de son œuvre émerge sûrement de cet étonnant paradoxe.

D’OR ET D’ARGENT couvert Dalí a fini. Souvent dénoncé pour son cabotinage, son goût du luxe et son rapport aux médias, Dalí adorait la publicité. Si le chocolat Lanvin lui doit une fière chandelle, il en doit également une au chocolat Lanvin. Car ces réclames qui ont traversé le temps, ont autant fait la promotion du produit que celle de monsieur Dalí. Néanmoins, ce type de démarches commerciales a, pour certains, longtemps fait de l’artiste un imposteur.

Face au succès rencontré par cette exposition (6 000 visiteurs par jour), 24 ans après sa mort, on peut se demander si Dalí n’est définitivement pas entré dans le cœur des français. En tout cas, Plume Tonka a passé un délicieux moment avec vous Monsieur Dalí ! On peut même dire qu’elle a eu le DECLIC DALI!

Salvator Dali